2 février 2008

Radio Balistiq, le projectile lancé sur les ondes...


Parlons-en en fait, de cette fabuleuse idée qu'a eu une poignée de jeunes de Châteauroux et alentours : créer une radio associative, la faire vivre, proposer autre chose que France Bleue et des radios commerciales aux habitants de l'Indre, qui, comme tout le monde, ont droit au bon goût!

Et voilà, c'était l'idée de base de Yes We Can Can, association dont je fais maintenant partie et qui avance tout doucement vers la concrétisation de Radio Balistiq.

Après deux grands moments de radio FM en mai et décembre 2007, on continue le travail!

Depuis pas longtemps, je suis membre du CA de l'assoc' et en charge avec mon acolyte Nikotch, de la programmation de la radio. On est un peu les chasseurs de têtes de la future playlist de Balistiq !

Donc, voilà pourquoi, toi, groupe, label, musicien, maison de disque, producteur, diffuseur, tu ne dois pas hésiter à entrer en contact avec moi, Leeloo, jeune fille blonde à (pas) forte poitrine pour qu'on fasse du buisness ensemble!
Mon but, c'est d'engranger un max de contact dans le monde de la musique pour ensuite avoir une bonne sélection de skeud pour la radio et encore par la suite créer des partenariats afin d'avoir un max de nouveautés à diffuser sur nos ondes (web et FM, si dieu CSA le veut un jour!).

N'hésitez pas à aller jeter un oeil sur le site de la radio pour comprendre nos objectifs, découvrir notre playlist actuelle et voir les différentes émissions qu'on va programmer!

http://balistiq.free.fr

Yes We Can Can!!

7 janvier 2008

Santagore is not dead...mais presque.

C'est officiel. Santagore, c'est la fin, après 9 ans de bons et loyaux services, Pierrot et toute la team Santagore tirent la révérence.

On reste présent mais vachement moins qu'avant.

Merci à tout le monde, les groupes, les maisons de disques, les assoc', tout le monde merci pour ces grands moments de zic.

Je réitère mon appel, toux ceux qui veulent continuer à m'envoyer des cd pour la radio peuvent le faire, contactez moi on s'organisera.

Coeur.

10 décembre 2007

Need a break...

Avis à la population, enfin, aux quelques personnes susceptibles de lire les articles de ce blog et d'y porter un quelconque intérêt.

Vous avez sûrement constaté (je dis "vous", mais je pourrai dire "tu", je suis pas sûre qu'il y ait plusieurs lecteurs...!) que sur Santagore, les mises à jour ont du mal à arriver. C'est normal. L'équipe n'est plus très fournie et le peu de gens qui restent ont beaucoup de travail en dehors, et donc malheureusement pluss assez de temps pour des chroniques régulières.

Personnellement, ça me fait bien chier, je le dis clairement, mais voilà, je n'ai pas le choix, je suis obligée de faire une pause dans les chroniques. Plus assez de temps, un taf, un appart à gérer, toute la journée sur la route le soir fracassée, bref, c'est tendu comme un string pour tout faire!

Mais, les gens, ce n'est pas pour autant que je n'écoute plus les disques que vous m'envoyez et que je n'en parle pas autour de moi! En plus, je le dis et je le répète, je suis membre de l'association Yes We Can Can qui est en train de monter une radio associative Balistiq (orientée éclectisme, ouverture, pas commercial, bref décalé et donc en accord avec la zic que je reçois) et je pense que tous les cd que j'ai reçu un jour depuis que je fais ça, vont finir dans la discothèque de la radio, pour diffusion, promotion...Je ne vous oublie pas, ne vous en faites pas!

Mais pour le moment, Santagore c'est en break.

Pardon aux familles, tout ça. Par contre, si vous le voulez, continuez à m'envoyer vos cd, invitations aux concerts et tout ça, je prendrai du matériel de radio à la place d'un bloc-note!

Wok'n woll for ever!

17 septembre 2007

Breed Machine, Eveil Hardcore, 2006, Nature Humaine

  1. Vengeance
  2. My life my death
  3. I’m your god
  4. Suffoquer
  5. Tra(K)ée
  6. Nightmare
  7. Le pouvoir
  8. Found _ Kill
  9. Why ?
  10. J’observe
  11. Paranoïa

Breed Machine, débarquait la première fois dans mes oreilles en 2005, avec leur premier EP éponyme, qui présageait déjà quelque chose de bon. Un je ne sais quoi d’énergique, de vivant et surtout une bonne grosse dose de rage. Ils sont revenus en 2006 avec un album, « Eveil Hardcore », bien travaillé et bien produit, qui, comme son nom l’indique, se balade entre le hardcore, le métal, le trash ou encore le death. Trop de styles tuent le style me direz-vous, mais ici, non, tout est habilement géré. Entre un chant orienté death plein de rage, de la gratte sombre chatouillant le côté hardcore qui sommeille en chacun de nous et fricotant avec le métal, ou encore la batterie qui fait son job en assénant des gros coups dans ta tronche, Breed Machine mérite le respect

Les différentes influences de chacun se marient dans cet album, on se trouve plutôt dans le trash avec « Suffoquer », dans le hardcore avec « Vengeance », dans le métal plus brute avec « Le pouvoir », le tout avec la voix de Mike qui ajoute un aspect violent, enragé et sombre sur tout ça. Evidemment, Breed Machine ne parle pas des petites fleurs qui poussent gaiement dans les praires, non, mais plutôt de folie, de souffrance, de haine, de mort (dans « Nightmare » par exemple), bref, c’est pas du Lorie et tant mieux ! Un peu de brutalité dans un monde en sucre, que diable !

Pour un groupe qui commence à bien émerger, Breed Machine, qui a déjà partagé la scène avec Black Bomb A et Tripod, s’assure un bon avenir, se plaçant en bonne position dans le milieu du métal français et certains iront même jusqu’à dire qu’ils n’ont rien à envier à leur compatriotes US…c’est pas faux. En gros, Breed Machine, c’est simple, c’est du gros son qui dépote, et surtout, c’est un groupe à suivre. Mention spéciale pour certains morceaux qui m’ont bien plu comme « Why ? », « Nightmare » ou « Le pouvoir ». Oreilles sensibles s’abstenir !

Leeloo

www.breedmachine.com

www.myspace.com/thebreedmachine

Groupo Athletico, Chic, 2006, autoprod

  1. Locomotive
  2. Atomic
  3. Très chic
  4. We don’t know

Il était une fois, deux potes. Un qui joue de la guitare et l’autre qui tripotte des machines. Un jour, les deux comparses décident qu’il est temps d’allier leurs talents et se mettent à faire de la musique ensemble. C’est comme ça que naquit Groupo Athletico (à peu près !), nom très sportif s’il en est, probablement en rapport avec le fait que leur son va faire transpirer du jeune sur les dancefloors, je vous le garantie.

Groupo Athletico, ce n’est pas de l’électro à proprement parler, ni du rock pur et dur, c’est entre les deux, dans un monde parallèle, électro-rock, certes mais aussi athmosphérique, enfin je me comprends ! En quatre morceaux sur leur premier EP « Chic », on découvre un univers qui va du tube dancefloor de l’année à un univers plus « ambient »…s’il est une chose à retenir de ce groupe, c’est surtout l’énergie qu’il dégage.

Leur univers très pop, très coloré donne tout de suite envie de bouger, surtout sur « Locomotive », hymne électro-rock, ou encore sur « Très Chic ». « We don’t know », en fin de disque, c’est le moment de se poser un peu, de respirer quelques minutes, un peu plus sombre que les autres morceaux, il reste quand même un de mes préféré, j’avoue.

Groupo Athletico est pour le moment sur les scènes toulousaines, leur région d’origine, mais il est certain qu’on ne va pas tarder à les retrouver un peu partout en France, dès qu’un premier album sera sorti. A suivre !

Leeloo

www.myspace.com/groupoathletico

10 août 2007

We Insist, Oh ! Things are so corruptible 2006, Corruptible Records & Orienté Bancal Production

  1. An Architect
  2. Imperial Cathechism
  3. My own Delight
  4. Seclusion
  5. The great Disorder
  6. Half Awake
  7. No Coward
  8. Time is Lazy
  9. Exhausted
  10. The Sailor
  11. Down to the Cellar
  12. Early Recollections

Être original en musique, c’est quelque chose qui peut relever du casse-tête pour tout groupe qui essaye de sortir du lot. Créer, composer, chanter, sans être une pale copie des influences que l’on peut avoir, ne pas recommencer quelque chose de déjà entendu sans pour autant renier ce qui vous fait…tout cela est bel et bien quasi impossible. On trouvera toujours une ressemblance avec quelque chose qui existe déjà, et d’ailleurs, nous, chroniqueurs, la cherchons souvent cette ressemblance, pour tenter d’expliquer au lecteur la musique que l’on a dans les oreilles avec des mots.

Pourtant, avec certains groupes, il est impossible de comparer. Impossible de mettre des mots sur ce que nous entendons, tant c’est nouveau, « frais », inattendu. C’est le cas de la musique de We Insist !.

Un peu d’histoire pour tenter de donner une idée de ce que sextet peut donner. En 1998, les six musiciens du groupe, qui viennent tous d’univers différents et apparemment incompatibles, sortent un premier CD 5 titres, « We Insist ». Le nom est tiré du manifeste de Max Roach (batteur et compositeur de jazz) « Freedom now suite ». Presque dix ans plus tard, « Oh ! Things are so corruptible » est le troisième album du groupe, sorti sur leur propre label « Corrptible Records », marquant leur désir d’indépendance, mais aussi un tournant dans la maturité du groupe, dans ses compositions, son univers toujours décalé.

Le line up est impressionnant de diversité, plus qu’une formation de rock classique, We Insist ! englobe les instruments des univers musicaux qu’il affectionne : le rock et le jazz. Deux guitares, une basse, une batterie, un chanteur mais aussi deux saxophones, un alto et un soprano. Le ton est donné.

Parlons musique à présent, enfin, essayons de donner quelques pistes. Ce dernier opus est évidemment rock, mais aussi, jazzy, groove et par dessus tout inclassable. Le morceau d’ouverture « An Architect » sonne comme un titre rock joué en unplugged. On entend distinctement chaque instrument, chaque puissance, le tout allié à une voix puissante, très rock’n roll elle aussi, avec une manière toute particulière d’asséner les mots. A chaque morceau c’est un chant différent, très théâtral, vécu. Certaines sonorités de l’album ne seront pas sans rappeler Queens of the Stone Age par exemple (oh tiens, une première comparaison !), mais ça reste tout de même très loin des stoners américains. Un peu plus loin, « Half awake » prend des allures de free jazz saupoudré de gros riffs, alors que la chanson suivante, « No Cowards » donne plus d’importance à la voix, et reste plus dans un rock simple. Les guitares sont rarement saturées, les saxos sont parfois des échos, parfois des personnages à part entière. Et enfin, pour ne citer que celui-là et parce que je ne peux pas parler de tous les morceaux, « Exhausted », un bijou. Ce n’est pas un simple morceau, c’est une montée en puissance, tant au niveau vocal qu’instrumental. Un régal.

L’univers de We Insist ! est particulièrement de « Oh ! Things are so Corruptible » est assez étrange, vous l’aurez compris, tantôt foutraque, tantôt introspectif ou sombre surtout quand la place est donnée aux guitares qui balancent leur riffs psychos, on sent tout de même l’envie de donner ce que la musique à de plus beau, des possibilités infinies, des notes jusqu’ à plus soif, des émotions en pagaille. Sans être inaccessible, la musique de We Insist ! part dans tous les sens, tout en restant fidèle à elle-même, tout en ayant un sens, tout en disant quelque chose. C’est ce que j’appellerai de la créativité à l’état brut. Tout simplement. A écouter absolument.


www.weinsist.com

www.myspace.com/weinsistband

Omaha Bitch, autoprod, 2007

  1. Orgasmic Troopers
  2. Paradise Fucker
  3. Dancing Cyprine
  4. Tuning Master


Une bande de psycopathes, des vrais, des cinglés, des malades. Et le pire, c’est qu’on leur a foutu des instruments dans les mains, et qu’ils ont fait un groupe, Omaha Bitch. Cinq parisiens déjantés, «Vibor impaler of death », à la gratte, « Evil glam groover of hell and heaven » à la batterie, «Mat rasta blanc da bass driver system baby » à la basse, « Master blood warhammer metal slug tonio » à la seconde gratte, et « Rouflaquettes queer alternative scream magnolia » au chant, venus tout droit des bas fond du monde death /rock pour anéantir le monde à coup d’une musique toute aussi déjantée qu’eux.

Deux ans de mise en place et les voilà sur le planches, dans les studios et maintenant en vidéo (le clip de Dancing Cyprine fait un tabac sur le net) pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

Omaha Bitch c’est, comment dire, un mélange étrange et vivifiant entre du rock, du death et Britney Spears (je pense que l’image leur plaira). L’objectif est très clair, ne pas se prendre au sérieux et donner tout ce qu’ils ont, c’est-à-dire, une musique simple, drôle, loufoque et puissante.

Leur premier cd 4 titres atterrit donc dans ma platine il y a quelques jours, et mon sens de l’humour et mes oreilles ne s’en sont pas encore remis ! Avec le premier morceau, « Orgasmic Troppers », Omaha Bitch se présente à nous : de la gratte qui balance, de la batterie qui tape fort et qui rythme le tout entre rock, punk, et death. Au niveau du chant, ça ressemble à une voix pop, mais ne nous méprenons pas, il y a un gros potentiel derrière cet apparent miaulement de chaton en transe ! La preuve en musique avec le morceau suivant, « Paradise Fucker », qui monte d’un cran en puissance et en agressivité, puis avec le tube de l’été des dancefloors underground « Dancing Cyprine », qui allie aussi bien rock french touch, dérision british et gros son à pogo. Mention spéciale pour le clip qui va avec, à voir absolument pour comprendre l’univers des bonhommes et à prendre au 130000 ème degré pour les défenseurs de la cause féministe ! (www.omahabitch.com) Le cd se conclut sur « Tuning Master », toujours aussi puissant, énergique et délirant.

Omaha Bitch, pour certains, ça pourra paraître très con, très basique, mais ce groupe recèle quand même de grandes qualités, notamment celle de faire du bien dans les oreilles ! Champagne !

www.omahabitch.com

www.myspace.com/omahabitch

8 août 2007

Marilyn Manson, Eat Me Drink Me, Interscope Records, 2007

  1. If I was your vampire
  2. Putting holes in happiness
  3. The red carpet grave
  4. They said that hell’s not hot
  5. Just a car crash away
  6. Heart-shaped glasses
  7. Evidence
  8. Are you the rabbit?
  9. Mutilation is the most sincere form of flattery
  10. You and me and the devil makes three
  11. EAT ME DRINK ME
  12. Heart-shaped glasses (remix by Jade E Puget)


Ca y est. Après plusieurs mois d’attente depuis la pré-écoute d’Avril dernier, j’ai enfin eu le temps de me pencher correctement sur le dernier Manson, Eat Me Drink Me, qui a déjà fait couler beaucoup d’encre, comme tout ce que fait Manson.

Foireux pour les uns, génial pour les autres, cet album ne laisse, en tout cas, personne indifférent.

En ce qui me concerne, je suis ravie par cet album. La nouvelle orientation musicale du Révérend vaut le coup d’y prêter l’oreille. Manson part dans un nouveau délire, plus rock, plus pop que les albums précédents, sans pour autant tomber dans la mièvrerie.

L’ouverture sur « If I was your vampire » annonce la couleur tout de suite. Cet album est sombre, triste, torturé, mais recèle également de petits bijoux d’émotions, et surtout, d’amour, sujet principal des onze titres qui le composent. Manson a souffert, son divorce, sa descente aux enfers de ces derniers mois l’ont vraiment déprimé, mais la chose qui l’a sauvé c’est l’amour, et voilà qu’il nous raconte comment tout ça s’est produit.

Le premier morceau raconte comment l’amour l’a sauvé, comment une âme innocente l’aimait assez fort pour lui faire réaliser que la mort ne le sauverait pas.

Puis arrivent des morceaux un peu plus énergiques, un peu moins tragiques. « Putting Holes in happiness » sonne comme une vengeance, un appel au monde : Manson a trouvé sa Bonnie qui va le suivre en enfer. « The red carpet grave » monte encore d’un cran dans l’énergie et la dureté, on sent que Manson s’agace, s’énerve, se lâche, dit musicalement ce qu’il a sur le cœur. « They said that hell’s not hot », ou une rélfexion sur les relations amoureuses, ou du moins sa relation passée avec Dita, pointe son nez et sonne comme une véritable complainte, un regard sur le passé remplit de nostalgie. Musicalement, les morceaux sont pour le moment mid-tempo, les guitares sonnent sec, les solos de Tim Sköld ponctuent chaque morceau, comme au bon vieux temps du rock’n roll.

Retour à l’émotion pure avec « Just a car crash away » : le duo amour-mort dans toute sa splendeur, Manson réalise aujourd’hui que l’amour ça fait mal dans ton cœur. Un peu kitsch de sa part comme constat, mais le morceau reste quand même très beau, très mélodieux, me rappelant « Speed of pain » sur Mechanical animals, album avec lequel EMDM a beaucoup de similitudes à mes yeux. Musicalement plus calmes que le reste, ouvertement axés sur l'amour (Mechanical c'était la période Rose Mac Gowan pour ceux qui auraient oublié), réactions du public plutôt enragées, ces deux albums se rapprochent tant par leur forme que par leur fond. Mechanical était cependant beaucoup plus glam, alors que EMDM sombre dans un univers gothico-romantique peu habituel chez Manson jusqu'à aujourd'hui.

Mais revenons à EMDM.

Retour de l’énergie, de la joie et surtout de l’humour de Manson avec « Heart-shaped glasses ». Morceau très pop, très enfantin. Inspirée clairement pas Lolita, il s’adresse directement à sa nouvelle nana, en se jouant de la morale et déclarant presque au monde : oui elle est carrément plus jeune que moi mais c’est une garce comme je les aime ! « Heart-shaped glasses » marque, à mes yeux, la fin de la première partie de l’album. On passe ensuite de l’autre côté du miroir, dans un monde plus enragé, plus glauque, plus vindicatif. Manson monte ici en puissance musicalement et dans ses textes également.

« Evidence », où la batterie et la basse donnent toute la puissance aux mots, puis « Are you the rabbit », petit passage Lewis Caroll , morceau saccadé, très empreint d’humour également.

« Mutilation is the most sincere form of flattery » est le morecau le plus drôle de l’album. On retrouve un Manson très fier, dont l’égo semble avoir été provoqué par on ne sait qui, enfin si, My chemical Romance, que Manson accuse d’être tout bonnement des pâles copies de lui ! On entend dans ce morceau toute la rage du monument de la musique qui règle ses comptes à coup de « Fuck you » (première insulte de tout l’album !). Manson fait figure ici de vieux de la vieille à qui on ne la fait pas, qui annonce aux jeunots de la nouvelle génération qu’il est loin d’être mort ! Un pur moment de kiff !

« You and me and the devil makes three », sonne également le retour d’un homme démoniaque, Manson laisse ressortir son côté obscur après avoir été « rose bonbon » pendant la moitié de l’album, le revoilà dans les bras de Satan. Un homme en trois parties, lui, son égo et le diable, un cocktail détonnant.

Conclusion de l’album sur « Eat me Drink me ». « It’s only a game » nous dit-il, retour à la réalité, rappel de qui il est, de ce qu’il est, Manson, un produit de consommation que tout et tous dévore, et il encourage à ce que ça continue : il est dévoré par l’amour de sa belle, et la dévore en retour. C’est ça l’amour mansonnien !

EMDM est donc, pour moi, un bon disque, un bon virage, une nouveauté appétissante qui donne faim de musique. Par contre, le morceau bonus, remix « dance-caca » de « Heart-shaped glasses », on aurait largement pu s’en passer, c’est juste de la merde !

18 juin 2007

Marilyn Manson's Rape of the world Tour @ Lyon, Halle Tony Garnier, 4 juin 2007

Une fois de plus j’ai pris mon temps pour rédiger la review d’un concert. Je sais, « mea culpa », tout ça-tout ça, mais Manson à Lyon, c’est tellement improbable, tellement inattendu (faut dire qu’il n’est pas venu depuis oouuh, toutes ces années, voire même jamais !), qu’il a fallu bien tout ce temps pour que je m’en remette. Plus sincèrement, j’étais en vacances j’avais autre chose à faire. Mais, je sais bien, cher lecteur que j’aime, que tu ne m’en tiendras pas rigueur. Hein ? On est d’accord ? Allez, je te raconte alors…

Arrivée bien en avance pour cet artiste que j’apprécie particulièrement, je me suis délectée durant plusieurs heures du défilé de sosies et autres ultra-lookés qui peuplent tous les concerts du Révérend. A croire qu’il y a un concours, si t’es pas un max en noir, maquillé à la truelle, et recouvert de piques/pointes/truc SM, t’es pas un vrai fan… ! Enfin, bref, toutes ces personnes, que je salue, m’auront au moins permis de passer le temps sous un soleil de plomb. (A noter évidemment, qu’il n’y avait pas que des gens comme ceux-ci mais aussi des simples rockers et rockeuses comme vous et moi).

Vers 18h, ouverture des portes, les vigiles font entrer une partie de la foule, la parque dans la cour de la Halle et laisse les autres dehors…drôle d’idée mais bon, je suis dans le premier wagon. Lorsque les vraies portes s’ouvrent, tout le monde se rue sur les barrières et j’arrive à me trouver une place pas trop dégueu, sur la gauche, ça devrait aller.

La salle se remplie, puis enfin, les lumières s’éteignent pour la première partie, encore inconnue pour moi à cette heure-ci. Il s’agissait en fait de P.M.T, groupe d’helvètes hurlants, balançant un son indus très appréciable. Pour une fois, la public de Manson ne huera pas la première partie, ne jettera aucun projectile sur le groupe…bref, tout le monde est sous le charme. Et pour cause, la musique de P.M.T est rageuse, entraînante et mélodique à la fois. Les suisses enchaînent les extraits de leur nouvel album (Topping From Below, sorti en 2006) et nous offre une petite reprise de « Song 2 » de Blur qui mettra tout le monde d’accord : ce groupe est la meilleure première partie choisie par Manson de tous les temps, si peu !

Puis, fin du set de P.M.T, attente, clopes sur clopes, le drapeau estampillé du nouveau logo du groupe empêche de voir la scène, mais d’où je suis, j’aperçois quelques chandeliers, des percussions… Tout à coup, le rideau en face de moi, qui cache les coulisses, s’entre-ouvre, et qui vois-je avec son petit caméscope en train de filmer les fans ? La nouvelle copine du sieur, Evan Rachel Wood, qui se fait sa vidéo souvenir…comme c’est mignon !

Enfin, le noir complet se fait dans la salle, et les premières notes d’un morceau au piano résonnent. Puis, une guitare s’ajoute, c’est l’intro du morceau d’ouverture « If I was your vampire », le rideau tombe, et le groupe arrive. Hurlements de la foule. Premier couac du groupe. Manson ne semble pas très au point sur sa propre composition puisqu’il lancera le refrain en avance, c’est un peu la loose, mais tout sera rattrapé par la suite. Enchaînement avec le classique « Disposable Teens », qui passe lui, déjà beaucoup mieux, et c’est partie pour une heure et demie de concert Mansonien, avec son écran géant qui projette toutes sortes d’images entre pilules, dollars et cœurs. Des chandeliers sont disposés un peu partout, à la gratte of course, Tim Skold, à la basse, Rob Holiday ex-Prodigy qui se débrouille plutôt pas mal, et à la batterie l’homme invisible puisque ma position par rapport à la scène m’empêche de le voir ! Mais nul ne doute qu’il s’agisse de Ginger comme annoncé lors de la conférence de presse par Manson.

On continue la musique avec plusieurs morceaux du dernier « Eat me Drink Me » (« Just a car crash away », « You and me and the devil makes 3 », « Putting holes in hapiness »…), des morceaux cultes (« Sweet Dreams », « The Dope Show », « Irresponsible hate anthem »…) le tout bien mélangé. La mise en scène est forcément plus calme qu’il y a dix ans (je dis ça pour tous ceux qui râlent de plus voir Manson se taillader le torse, ça se résume en un mot : évolution) mais tout de même, l’énergie est là. Moi qui l’avait vu pour la première fois à Bercy pour la tournée « Lest We Forget », cette fois-ci je n’ai pas été déçue. Les nouveaux morceaux passent plutôt bien en live, bien qu’on aurait pu croire que leur relative « douceur », en comparaison avec la discographie du Révérend, puisse donner quelque chose de mou, « Eat me Drink me » est un album qui se prête bien au live.

Petits moments choisis : Manson qui fait une déclaration d’amour à son public, perso, je n’ai jamais vu ça, sauf ce soir là. En gros, on a eu le droit à « J’ai bien failli arrêter ce putain de métier il y a quelques temps, mais c’est grâce à des enfoirés comme vous que je continue », puis la phrase ultime « I love you motherfuckers ».

Sur « Heart-shaped glasses », on découvre un Manson kitschissime qui fait des petits coucou à sa mignonette cachée sur le côté de la scène. Aaah, quand le rocker le plus fou de la planète est amoureux… dommage ce coup-ci il lui a pas montré son cul comme à Paris !

Bref, la soirée se passe, les tubes s’enchaînent, les confettis pleuvent pour « The Dope Show », puis arrive le moment fatidique de la fin du concert. Alors, suspens, aura-t-on droit à un rappel ? Et oui, il s’agira de « The Nobodies », perché sur une chaise géante à deux mètres du sol, mais rien de plus. C’est fini, ils s’en vont, sans un mot, comme d’habitude.

Je sors de là plutôt contente, le son était pas mauvais (pour la HTG ça tient du miracle), le choix des chansons pas mal non plus et le groupe avait de l’énergie, c’est donc, pour moi, un bon concert de Manson version 2007, apparemment bien meilleur que sa prestation à Toulon. Il apparu par la suite qu’à Paris ce fut l’apothéose, comme quoi, il faut lui laisser le temps à Manson !

Set list :

01. If I Was Your Vampire

02. Disposable Teens

03. You And Me And The Devil Makes 3

04. Irresponsible Hate Anthem

05. mOBSCENE

06. Sweet Dreams

07. Putting Holes In Happiness

08. Just A Car Crash Away

09. Rock Is Dead

10. Heart-Shaped Glasses

11. Tainted Love

12. The Dope Show

13. Great Big White World

14. The Fight Song

15. The Beautiful People

Rappel : The Nobodies



PS : Cher lecteur, je n’ai pas pris de photos pendant le show, je m’en excuse et t’invite à aller jeter un œil sur celles disponibles sur le site http://www.manson-world.net/pho_con.php
Ca leur fera sûrement plaisir ! Puis va aussi voir P.M.T sur www.pmt1.com, pendant que tu y es! Je t'aime, lecteur, toi-même tu sais!

17 juin 2007

The 69 Eyes, Angels, 2007, produit par Hiili Hiilesmaa et Johnny Lee Michaels, sorti chez EMI

1. Angels

2. Never say die

3. Rocker

4. Ghost

5. Perfect Skin

6. Wings and hearts

7. Star of fate

8. Los Angeles

9. In my name

10. Shadow of your love

11. Frankenhooker


Les vampires d’Helsinki, les rockers les plus dark et les plus goths de la terre sont revenus. Oui mes frères, oui mes sœurs, à vos bibles car ils sont de nouveau parmi nous !

Depuis « Devils », sorti en 2004, des tournées un peu partout dans le monde et des groupies plein les loges, les rockers de l’ombre sont partis faire un tour du côté d’Hollywood et c’est ce trip US que nous raconte « Angels ».

Neuvième album studio du groupe, produit par les as des as Johnny Lee Michaels et Hiili Hiilismaa, « Angels » est une sorte de visite guidée en Californie, d’Hollywood et de Los Angeles évidemment, et surtout du côté obscur du glamour ambiant. « Angels » est un album dark, sensuel, dégoulinant et glauque qui montre bien l’image de décadence qui peut régner sur la colline aux lettres géantes.

L’album commence par un « Angels » à la fois rock’n roll et goth (le deuxième effet clavier) et annonce la couleur noire et strass de tout l’album. « Ghost » reste définitivement le morceau le plus sombre de l’album et l’enchaînement avec « Perfect Skin », satyre du culte de la blonde à gros seins, reflète tout à fait le contraste hollywoodien. On aimera aussi la délicatesse de « Star of fate » qui surprend presque au milieu de toute cette énergie rock, « Los Angeles » évidemment, pour son refrain « crah ‘n burn’ n bleed ». Et enfin « Rocker », sorte de confession au tout-puissant qu’un rocker restera toujours un rocker, deviendra rapidement un hymne à la rock’n roll attitude !

On continue la visite, à votre droite, non pas la maison de Brad et Angelina mais des grattes recouvertes d’essence, accrochées aux selles des grosses cylindrées d’Hells Angels.

La voix de Jyrki69, chanteur charismatique du groupe, peut paraître un peu « kitsch », pour ceux qui n’auraient pas l’habitude, rappelant celle des chanteurs de hard FM des années 80, mais c’est ce qui fait le charme de ce groupe. Du cuir de motards mêlé à de la sensualité vampirique, des chœurs typiquement gothiques et des guitares rock’n roll trempées dans le whisky, c’est comme ça qu’on les aime les vampires d’Helsinki ! Keep on rockin’ comme on dit …

Leeloo

www.69eyes.com

www.myspace.com/theofficial69eyes

Merci à Noémy de Webpromo pour le Cd!